Le retour des lavandes en Quercy

Aujourd'hui, comprenez le passé et vous verrez l'avenir ! Élisabeth, Rachel et Jean-Marc du GAEC Soulayrès à Rocamadour l'ont bien compris.

14/02/2017 à 17:43 par La Rédaction

Jean-Marc Soulayrès surveillant le distilla. -
Jean-Marc Soulayrès surveillant le distilla. -

La lavande dans le Quercy a souvent été en jardinage avec quelques pieds par ci et par là. Mais elle fut cultivée à une grande échelle dans les années 40 et les 25 ans qui suivirent. Les villages de Martel, de Gourdon, de Rocamadour, de Limogne-en-Quercy et dans le Cadurcien virent l’or bleu déferler sur notre région avec ses commerces et ses distilleries, et ce à la demande commerciale des parfumeurs de Grasse et des fabricants de produits cosmétiques. Puis vint la pénurie au début des années 60 et le déclin et la quasi-disparition de cette culture. La lavande n’était pas l’apanage de la Provence et de son arrière-pays, le Quercy en avait sa part aussi.

À Rocamadour, nous avons un groupement agricole inventif et créateur diversifiant ses activités sans limites aucune, et en plus créateur d’emplois. Il s’agit du GAEC Soulayrès sis aux Alix : Élisabeth, Rachel et Jean-Marc se sont souvenus que leur père et beau-père avait une lavanderaie dans les années 60. En tenant un élevage ovin de 1 000 têtes, un élevage de perdreaux et de faisans, ils trouvent le « temps » de créer le restaurant « Le Roc du Berger » sur la route de Padirac. Travailleurs infatigables, ils commencent leur première plantation en 2014, puis les années qui suivent voient la surface passée à 4,5 hectares de lavande fine cette année avec une extension à 6 ha dans un délai proche. Nous avons dit lavande fine et non lavandin (ce dernier bien que plus productif, est moins qualitatif). Mais notre trio ne s’arrête pas là. Ils distillent eux-mêmes. Ils récoltent ainsi directement le fruit de leur culture. Cette transformation voit le jour sous des produits classiques comme l’huile essentielle, mais aussi sur des dérivés bien plus inattendus comme le chocolat à la lavande et même un excellent parfum de sorbet, sans parler des cosmétiques.

Par le passé, notre région vit sa production atteindre presque 10 % du marché des produits issus de lavande. L’esprit paysan et l’âme bien née d’Élisabeth, de Rachel et de Jean-Marc Soulairès, notre trio du GAEC, se sont bien souvenus que nos sols calcaires et maigres pouvaient accueillir de façon gratifiante la lavande. Au départ le travail était important mais l’esprit pratique prend le dessus : point de désherbant mais des brebis passant dans les champs nettoyant le sol sans endommager la culture, qu’elles ne touchent pas, ceci n’est qu’un exemple.

Après le retour de la culture du safran voici un exemple de retour des cultures annexes pouvant engendrer des ressources complémentaires de nos exploitations agricoles bien souvent en grand danger. La prise de risques semble importante, mais la force de ce trio se résume en deux mots travail et création. Bravo !

CHRISTIAN HOLIÉ

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